Consultations de pages de la semaine précédente

dimanche 14 octobre 2012

Tunisie, le drapeau de la liberté d’expression est régulièrement brandi lorsque c’est arrangeant sur le plan politique, et oublié lorsque ça ne l’est pas..Par Amna Guellali


Lorsque le droit à la parole et la liberté individuelle sont touchées, lorsque la tyrannie prend la place de la démocratie tant espérée, tant voulue car elle est le fruit d'un long travail, d'un long mûrissement des consciences, de ce raz le bol total de toutes ces choses vécues, mal vécues qui nous étouffent dans notre être le plus profond, dans notre dignité, notre humanité est alors atteinte d'un mal qui ne peut que nous pousser à la révolte, au refus pur et simple car dans cette impossiblité de pouvoir communiquer notre pensée, nous nous heurtons aussi à l'impossibilité de vivre et d'affronter le quotidien qui nous étouffe. 

C'est cela la Tunisie sous le joug du religieux, de ces êtres à la pensée limitée par des dogmes, non ouverte à la diversité, non respectueuse des libertés individuelles. Les religions ne peuvent être, ni constituer un fondement pour une politique de l'homme. Elles contiennent des valeurs, une pensée. Mais comme toute pensée, toute valeur, elles sont susceptibles d'être critiquées, dépassées voire améliorées. Ce sont les humains qui ont créé les religions. Avant, au temps des dinosaures il n'y avait pas de religion. Cette chose est une création humaine, elle a permis à l'homme de se rassurer face au néant qui attend toute vie, mais aussi et surtout, elle a la capcité de se transformer en dogme, et donc en tyrannie. 

Ceci est un appel aux libertés individuelles en Tunisie, à l'abolition de la religion comme un des socles de l'Etat, et à une véritable laïcité ouvrant le voie des démocraties et de la citoyenneté. Je joints ma voix à celle de Madame Emna Guellali pour que nos pensées soient respectées et notre humanité réintégrées dans une société menacée par la religion et le fanatisme. 


"La liberté d’expression est devenue le théâtre d’un champ de bataille dans la Tunisie postrévolutionnaire. D’ores et déjà, le débat fait rage à l’Assemblée nationale constituante (Anc) à propos d’un projet de Constitution mis en avant par le parti islamiste Ennahdha et qui stipule dans l’un de ses articles : «La liberté de pensée, d’expression, de la presse et de publication sont garanties tant qu’elles gardent en considération le caractère sacré des individus et des religions.»
Le fossé s’agrandit entre laïques et islamistes
Ce débat concerne tous les pays vivant le «Printemps arabe». Il a également eu des échos dans des capitales occidentales. En Tunisie, le drapeau de la liberté d’expression est brandi lorsque c’est arrangeant sur le plan politique, et oublié lorsque ça ne l’est pas.

A l’occasion d’une visite en février, Wajdi Ghanim, prédicateur musulman égyptien célèbre pour sa fatwa en faveur de l’excision (mutilation sexuelle féminine), a agrandi le fossé entre laïques et islamistes. Invité par trois organisations non gouvernementales de Tunisie, Ghanim a donné des sermons dans tout le pays au cours desquels il associait les laïcs aux ennemis de l’islam. Sur les ondes de Radio Mosaïque FM, il a affirmé que l’excision, bien que facultative, était une pratique encouragée par les enseignements islamiques pour des «raisons médicales» et l’a assimilée à de la «chirurgie esthétique». «Toute personne qui n’agit pas selon la volonté de Dieu est un apostat», a-t-il martelé.
En réponse à ces propos, plusieurs organisations non gouvernementales ont déclaré que les autorités ne devaient pas tolérer un discours incitant à la haine envers les laïques ou promouvant l’excision, qui n’est même pas pratiquée en Tunisie.
La réponse de la part du gouvernement de coalition, alliance entre le parti islamiste Ennahdha et deux partis laïques, était décousue, reflétant le large éventail de l’opinion tunisienne. Le ministère des Affaires de la Femme, et celui de la Santé ont mis les Tunisiens en garde contre les dangers des mutilations sexuelles féminines et les ont appelés à signaler tout cas connu. Dans une interview accordée à la télévision nationale tunisienne, le président par intérim, Moncef Marzouki a déclaré : «Ghanim est anormal et ceux qui l’ont invité sont des microbes.» Il s’est par la suite excusé d’avoir employé de tels mots. Dans une interview diffusée à la radio, le président de l’Anc, Mustapha Ben Jaâfar, a déclaré que «la visite de Wajdi Ghounim en Tunisie était une erreur».
D’autres officiels, comme le ministre des Affaires étrangères, Rafiq Abdesslam, ont affirmé que dans la mesure où les sermons du savant musulman ne constituaient pas un discours de haine, les autorités tunisiennes ne pouvaient pas fonder leur volonté de l’interrompre dans sa tournée du pays ou de le renvoyer du pays. Ennahdha a dit, lors d’une déclaration le 17 février, que le discours de Ghanim était protégé par le droit à la liberté d’expression.
Protection (et restriction) de la liberté d’expression
Le droit international des droits humains prévoit une forte protection de la liberté d’expression. Il accorde aux Etats la possibilité de la réduire, étant entendu que, dans une société démocratique, de telles restrictions doivent rester précises et définies comme nécessaires à la sécurité nationale ou publique, à la protection de la santé et de l’ordre publics, à la protection des droits et des libertés d’autrui. De plus, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques demande aux États d’interdire «le recours à la haine nationale, raciale ou religieuse qui constitue une incitation à la discrimination, à l’hostilité ou à la violence». Il n’est pas certain que le discours de Ghanim ait franchi cette limite.

Le droit international distingue très clairement le discours de haine qui constitue une dangereuse incitation à la haine et qui devrait être interdit, du discours qui peut déranger ou même offenser les membres d’une communauté religieuse ou de tout autre groupe social mais qui doit néanmoins être autorisé.
En temps normal, il devrait être rassurant de voir les ministres gouvernementaux du parti Ennahdha et le parti lui-même défendre le droit de Ghanim à la liberté d’exprimer ses opinions controversées. Cependant, le gouvernement a manifesté la tendance contraire en se servant de l’arsenal juridique de l’ancien régime tunisien pour s’en prendre aux journalistes et aux directeurs des médias dont les discours controversés étaient considérés comme des injures à la morale publique. Ces cas-ci dépassent de loin les éventuelles possibilités de restriction de la liberté d’expression prévues par le droit international.
Les procureurs ont retenu des charges contre le directeur d’une chaîne de télévision pour avoir diffusé le film ‘‘Persepolis’’. Le point de litige était la représentation visuelle, dans ce film, d’une conversation entre une fille et Dieu, ce qui n’est pas permis par certaines interprétations de l’islam.
Récemment, deux hebdomadaires français ont été retirés des kiosques tunisiens, l’un parce qu’il contenait une représentation du Prophète Mohamed, l’autre à cause du titre de sa une : «Questions et réponses sur l’existence de Dieu».
Un État qui invoque la liberté d’expression lorsqu’il s’agit d’autoriser le discours d’un prédicateur musulman promouvant l’excision et désignant comme «apostat» la part significative de musulmans tunisiens qui se considèrent laïques devrait aussi défendre un discours qui peut offenser les sensibilités de leurs compatriotes religieusement et socialement conservateurs.
Lors de leurs premières élections libres et authentiquement pluralistes depuis l’indépendance, les Tunisiens ont, entre autres choses, montré leur diversité politique. Le défi de l’Assemblée constituante est maintenant de rédiger un projet de Constitution qui protègera cette diversité des points de vue, pour toutes les composantes de la société.
Les événements en Tunisie ayant déclenché le Printemps arabe, les autres pays affectés par cette vague de changement suivront avec intérêt l’évolution de cette affaire. Déterminer les limites possibles à la liberté d’expression dans une société démocratique, même quand cela blesse ou dérange, est un enjeu d’une importance cruciale dans bien d’autres pays". 

mardi 3 juillet 2012

Sagittarius horoscope for Tuesday, July 3, 2012

Sagittarius horoscope for Tuesday, July 3, 2012: Today's responsible Capricorn Moon lights up your 2nd House of Personal Resources

Islamisme et théocratie
Comment gouverner sans éviter le totalitarisme religieux dans le monde arabe ?


Le 21 février 2012, Rached Ghannouchi, président du Parti Ennahdha, déclarait au journal algérien Al-Khabar « les salafistes me rappellent ma jeunesse, n’ayez donc crainte d’eux, ils nous annoncent une culture et ne menacent pas l’ordre général».

Le monde arabe entame une révolution politique et culturelle depuis la chute des pouvoirs dictatoriaux qui a suivi la révolution tunisienne.
Mais tous les dictateurs de cet univers imprégné de religion et de fondamentalismes de toutes sortes,  ne sont pas encore partis. À la place de régimes démocratiques « laïques », on voit des États marqués par la présence, dans les gouvernements, d’Islamistes allant des plus « modérés » aux plus « fondamentalistes ». Il est ainsi clair que le passage de l’autoritarisme à la démocratie, telle qu’elle devrait être, ouverte sur les libertés individuelles d’expression, de croyance, de parité est encore un très long chemin à faire.

En Tunisie, un parti salafiste vient d’être autorisé sous le nom de « Parti  al-Islâh » Parti de la Réforme, dont le chef Mohamed Khoja a assuré à Reuters qu’il respecterait la démocratie et le caractère civil de l’État tunisien. Si les salafistes ont évité la provocation lors de la grande manifestation du 1er mai, dans l’Avenue Habib Bourguiba à Tunis, ils n’ont pas pu s’empêcher de contester le refoulement, par les autorités tunisiennes, de Hassan Kattani et Omar El Hadouni, à l’aéroport Tunis Carthage, deux salafistes radicaux connus pour les attentats  du 16 mai 2003 à Casablanca qui ont tué 56 morts dont 12 kamikazes. Condamnés pour « endoctrinement des Islamistes », ils ont bénéficié d’une grâce royale depuis février dernier. On peut donc objecter de suite que si ces salafistes étaient prédisposés à agir dans le respect de la loi, de la démocratie et de la paix en évitant la violence contre ceux qui ne leur ressemblent pas, ils n’auraient jamais manifesté devant l’aéroport de Tunis. Je me demande donc si M. Hassan Kattani parle au nom de tous les salafistes de Tunisie ou uniquement en son nom propre.

L’arrivée du mouvement salafiste entant que mouvement politique et son officialisation récente est un événement à ne pas négliger car il est non aléatoire. Il est le fruit de ce long rapport d’entraide que l’on a vu, dans les actes, depuis la chute de l’ancien pouvoir. Un rapport d’entraide, de collaboration sur le terrain, puisque les salafistes n’ont pas pu participer aux élections du 23 octobre 2011.

Étant les soldats d’Ennahdha sur le terrain ils agissent concrètement dans le sens  d’une soi-disant « réforme » d’esprit à purifier de son côté occidentaliste, de son arabisme laïque et de son universalisme humaniste et pacifiste. C’est pourtant l’esprit tunisien nourri de complexité culturelle.
Le nom qu’ils donnent au parti est plus que révélateur de leurs intentions dont on a vu et pesé les dangers par leurs différents actes de barbarie sur des civils innocents, des journalistes, des artistes et peintres et même sur la police. Ces dernières semaines ont vu des actes de terrorismes sur le terrain, que le parti Ennahdha et notamment sa tête pensante (Ghannouchi) se sont permis de justifier par des arguments qui ne tiennent pas.

Une main basse sur le pays, prépare activement les prochaines élections, celles qui seront officielles et qui vont réellement décider du sort des Tunisiens.

Aussi, le gouvernement actuel s’est attaché et acharné à distribuer des postes-clés aux seuls partisans d’Ennahdha et après avoir cousu leurs bouches, les blessés de la révolution menacent dans un des récents sit in de coudre aussi leurs yeux.  
En même temps qu’Ennahdha tisse sa toile de fond dans l’infrastructure politique, elle lâche les salafistes sur le peuple et les présente comme des Tunisiens fidèles à leur pays. Tout le monde a bien vu qu’ils n’ont aucune culture tunisienne, formés en Afghanistan et en Arabie Saoudite, ces jeunes sont déracinés de leur culture originelle et ont du mal à vivre dans leur propre pays avec leurs familles et plus généralement le peuple dont ils sont issus.

Cet avènement d’un parti salafiste se trouve être la réponse d’Ennahdha  aux élections estudiantines dans les Universités où ils se trouvèrent extrêmement minorés et du regroupement massif d’un bon nombre de démocrates autour d’un parti unificateur, initiative menée par Béji Caïed Essebsi.

Passé cette période de calme au cours de laquelle les Salafistes ont réussi à officialiser leur parti et à le faire reconnaître, on voit depuis trois ou quatre semaines une recrudescence des violences : attaque d’un poste de police à la ville de Jendouba avec des cocktails Molotov, des gros couteaux et certains avec des sabres ; attaque de vendeurs de boissons alcoolisées dans cette même ville, le même jour ; attaque des artistes[1]et des journalistes et télévisions à Tunis et récemment à la Marsa et Sousse, conflits dans des villes comme le Kef, prise de la ville de Sejnane à Bizerte par des salafistes qui mènent les autochtones par le bout du net en leur imposant la pratique des rituels religieux tels qu'ils l'entendent et j'en passe… L'enfer de ces gens ne fait que s'accroître et même la police ne peut rien faire pour eux. Les forces de l'ordre sont démunies de toute autorité, les pauvres habitants de la ville sans cesse menacés et violentés en cas de désobéissance. 
De son côté, Ennahdha, fidèle à son projet initial de museler les différentes instances du pays, licencie des juges pour les remplacer par d’autres de leur propre rang, place des gouverneurs dans toutes les communes et villes et commence à agir en toute légitimité pour lancer la prochaine campagne électorale[2], certains affirment même que ce sont les fond publics qui sont utilisés à cet effet !!

Lorsque certains ont a voté pour des intégristes religieux, ils ont cru avoir fait un cadeau au bon Dieu, mais qui en a profité ? C’est Ennahdha, dans une quête folle du pouvoir. Ce n’est pas le sort des jeunes chômeurs qui l’intéresse, ce fut un argument de force de sa dernière campagne en même temps qu’une conception théocratique du parti : étant islamiste, il a une légitimité divine. Étant majoritaire dans la Constitution, sa place est sacrée et on jouera sur le divin et le sacré pour culpabiliser les plus niais et les plus croyants. À l’aveuglement d’un parti dogmatique, tyrannique, s’ajoute celui de pauvres croyants dont l’objectif est le paradis au milieu des Houris.

Pauvre Tunisie ! Alors que ce petit pays pacifique fit vibrer le monde par un soulèvement sans précédent, brisant les chaînes d’une longue dictature qui a duré vingt-huit ans, il montre au monde entier son incapacité à concrétiser ses vœux de démocratie, de liberté, son attachement à l’humanisme depuis des millénaires.
Bien qu’une partie importante de la population formée d’intellectuels moderniste luttant contre l’obscurantisme, cette dernière force semble gagner du terrain avec beaucoup d’assurance[3] : on compte en effet plus de 80 ministres, 16 des 24 gouverneurs du pays sont du parti Ennahdha, sans compter les anciens du RCD qui ont été transformés pour servir le seul parti qui doit subsister malgré tout. Ennahdha est en train de perpétrer le chemin déjà suivi par l’ancien président et son régime, il agit de l’intérieur, aidé financièrement et politiquement de l’extérieur par le Qatar, encouragé par les Etats-Unis. C’est dans ce sens que l’on entend maintenant dire haut et fort que la politique d’Ennahdha et bien celle du RCD.

On ne comprend que très mal cet engouement pour les partis religieux dans le monde arabe. À l’heure où les peuples aspirent à plus de démocratie, certains se veulent porteurs d’une culture islamique toute autre avec des valeurs nouvelles fondamentalistes et prêchant  le renfermement dans le culte.

Le XXIème siècle est décidément un siècle religieux, comme l’avaient annoncé certains penseurs. Mais de là à voir que les plus fondamentalistes de l’Islam se servent à la fois des avancées techniques et de la religion comme une arme pour étouffer une révolution culturelle qui pourrait apporter richesse et profondeur à la pensée politique de l’Arabe en général. La religion devient ici un frein à l’épanouissement personnel des hommes et des femmes, un moteur de répression et une manière caduque de penser le monde.
Aussi, la religion ne peut plus embrasser la sphère politique, mais devra se suffire de la sphère personnelle. On ne peut continuer à perpétrer ces violences explicites qui caractérisent les dogmes. Violence contre la libre pensée, violence contre ceux qui ne veulent plus pratiquer ou croire, violence contre des innocents dont le seul souci est de vivre dans la paix, violence pour le seul plaisir de voir souffrir l’autre. Le suicide récent d’un cyber activiste  tunisien est un cri de désespoir dont beaucoup ignorent sans doute l’ampleur, dont beaucoup ignorent la souffrance psychique et intérieure qui l’a provoqué… Comment peut-on continuer à vivre avec une telle réalité ? Comment vivre avec les nouvelles règles du jeu salafiste et islamiste de façon générale ? Comment accepter l’indignité dans laquelle la Tunisie se trouve aujourd’hui, gouvernée par des hommes qui n’ont du pouvoir que le désir ? Comment peut-on permettre aujourd’hui que des partis religieux soient autorisés après les crimes commis contre la société tunisienne, contre les civils, les autorités policières qui n’ont même plus le droit de se défendre contre les violences commises à leur égard ?
La question posée dans cet article est donc rhétorique du fait de l’avènement évident et irrévocable du religieux en politique depuis les récents soulèvements dans le monde arabe. Ne sont là que les signes précurseurs d’un monde qui se prépare à sombrer dans l’obscurantisme ? En Tunisie, certains sont inquiets face à l’occupation sur le terrain politique de ces Islamistes, toutes tendances confondues, certains autres ayant déjà bien digéré le discours officiel des gouvernants actuels sont sûrs que ces salafistes barbus ne pourront jamais nuire à la société, étant de pauvres personnes, sujettes à toutes sortes de misères et dont une bonne partie a fait de la prison.

On pense que tout va bien… Est-ce que tout va bien ? L’avènement des Islamistes au pouvoir dans le monde arabe n’est pas un hasard de l’histoire, mais un projet préparé, travaillé, longuement échafaudé. Ce retour en force des religions est bien le signe du désespoir des Arabes musulmans dans un monde où tout va si vite et leur demande de changer de culture, d’évoluer et de vivre l’Histoire qui est en cours.
C’est aussi le rêve d’un retour au califat, comme cela a été annoncé par Jbali, le Premier Ministre tunisien pendant la campagne électorale d’octobre 2011.
C’est de même l’appropriation du pouvoir, après des années d’isolement, par un groupe islamiste qui a changé de nom comme on change de chemise afin de prendre des allures de parti religieux modéré. 
C’est le signe que le religieux travaille dans les méandres des sociétés arabes, dans leurs plis les plus secrets depuis des années et que le fruit de ce travail a si bien muri : un Islam combattant et violent explose à la figure des plus modernistes, des plus démocrates et des plus laïques. 
C’est enfin un bon barrage à l’évolution du reste du monde arabe vers des régimes laïques, non monarchiques, plus démocratiques. L’Arabie Saoudite et le Qatar ont bien œuvré pour bloquer toute infiltration d’idéologies progressistes dans leurs univers respectifs marqués par le pétrodollar, la corruption et surtout la vieillesse des gouvernants qui n’ont plus rien à donner à leurs peuples, incapables de construire un nouvel humanisme.
La suite de cette décevante épopée qu’est celle du « printemps arabe » n’est pas sans nous réserver des surprises, le futur nous le dira. 







[1] Ce message a été posté su Facebook le 10 mai « DES SALAFISTES SONT VENUS À LA ABDELYA ACCOMPAGNÉS D'UN HUISSIER NOTAIRE ET D'UN AVOCAT ET ILS VONT INTENTER UN PROCÉS CONTRE ARTISTES ET GALÉRISTES. ILS ONT DONNÉ UN ULTIMATUM POUR QUE LES OEUVRES SOIENT DÉCROCHÉES LORS DE LEUR PROCHAINE VISITE À 18H ! TOUS À LA ABDELYA À PATIR DE 17H POUR DÉFENDRE LA LIBERTÉ D'EXPRESSION OU LA LIBERTÉ TOUT COURT!""

lundi 28 mai 2012

http://www.lecourrierdelatlas.com/273028052012Billet-Tunisie-Les-salafistes-passent-a-la-vitesse-superieure-Ennahdha-aussi.html